Une rencontre inattendue – la synchronicité

La vie est faite de synchronicité, que l’on fasse des choix ou pas, c’est pour nous permettre d’atteindre notre moi supérieur, notre désir intérieur. Voici une rencontre inattendue qui m’a permis d’être le meilleur de moi-même, en laissant la vie agir au travers de mon corps en faisant abstraction de la personne qui je suis habituellement.

Ce que je raconte ici s’est produit le 5 septembre 2015. J’ai gardé le présent pour une immersion dans le présent, dans votre présent.

Samedi, jour où je vais faire du vélo, mon réveil tardif décale mon départ.

10h30, début de la balade, je quitte la maison pour commencer mon parcours, c’est parti pour un minimum de trois heures à vélo. Après quelques kilomètres sur la route, j’arrive sur le sentier littoral, jalonnant toute la côte Nord-Est de mon île sur un peu moins de 20 kilomètres, décoré de champs de cannes à sucre, de bambous, d’espaces verts, le tout avec le son des vagues brisées sur la côte où je vois les ressacs en contre bas. Traversant 3 villes, sur des chemins très peu accidentés et faciles à emprunter.

Vers 12h00, à mi-parcours, le point de retour, sous un soleil qui rayonne ardemment sur mon activité sportive. Je décide d’écourter ma pause à ce moment là, et j’entame mon retour en cherchant un endroit couvert pour me reposer à l’ombre. L’espace côté mer donnait place à de périodiques kiosques déjà pris à partie pour des pique-niques familiaux.

12h30, soudain, sous un kiosque supplantant deux tables avec des bancs de part et d’autres, assise sur l’un d’eux, une personne seule, une femme face à la mer, sa posture me frappe violemment d’une tristesse envahissant tout mon être, elle était avachi, l’air désespérée, donnant l’impression de porter sur ses épaules un lourd fardeau. Je continue mon chemin, mais une voix dans ma tête commence une histoire, l’histoire de cette femme. Une minute s’écoule. Un voix forte résonne en moi, me remémorant des passages du livre de Neale Donald Walsch « Ce que Dieu veux » quand il murmure au côté de son maître en voyant un homme couché contre un immeuble, un clochard, et que son maître lui explique :

« Chaque fois que tu vois une chose à l’extérieur de toi-même, ne t’en sépare pas, unis-toi à elle. Fais un avec elle. Tu fais un avec toute chose. N’encourage pas en toi des pensées de séparation. Regarde cet homme et dis-toi : “C’est moi, là, qui suis ivre”. Regarde une star de cinéma et dis-toi : “C’est moi, là, qui suis célèbre”. Et continue de te voir partout. Regarde toute chose et dis-toi : “Je suis cela.” Fais cela chaque jour et tu acquerras ainsi un point de vue entièrement nouveau sur la vie. »

Je me suis vu en elle, j’ai ressenti toute sa tristesse, tout son désarroi. La voix me dit retourne la consoler, la réconforter, la soutenir, c’est toi qui es comme ça, fais le comme si tu te le faisais à toi. D’ordinaire timide et réservé, je me suis laissé guider, j’ai laissé mon coeur agir.

Je fait demi-tour aussi sec, me sentant pousser des ailes, porté dans un élan d’amour fraternel, un sentiment de gratitude rempli tout mon être. Arrivé à son niveau, j’approche en vélo, ma timidité repris le dessus, je lui demande si ça va, elle me répond : »Oui ». Je m’approche de la deuxième table lui demandant si ça ne la dérange pas que je m’y installe. Je sens un force en moi qui veut sortir, lui crier qu’elle n’est pas seule. Je me suis posé 5 min, tournant dans ma tête ce que j’allais lui dire, je flippe littéralement, moi qui n’aborde jamais les gens. Ça bout en moi, un feu qui ne se consume pas, je me laisse emporter, je me mis debout, avançant vers elle, et d’un coup, je ne contrôle plus rien, je me présente, je commence à lui dire qu’elle n’est pas seule, mais son chagrin m’envahit, je me mets à mon tour à pleurer, elle est désemparée, je le vois dans son regard, je m’excuse lui disant que je ressens toute sa souffrance et que je suis quelqu’un de sensible, que j’ai un message pour elle, que si elle a des questions, j’ai les réponses, que c’est la vie qui m’envoie, elle me dit qu’elle veut être seule, je lui redis qu’elle n’est pas seule. Elle était triste que je sois dans cet état, je lui dis de ne pas s’inquiéter, que c’est ma grande sensibilité face à sa tristesse qui se traduit ainsi. Je lui propose de me rejoindre à la table où j’ai mes affaires pour discuter mais elle ne voulut pas. Je n’ai pas insisté. Je retourne m’asseoir, toujours en pleurs.

La tête dans les mains, je me repris, respirant un grand coup, je respecte son choix, je vois qu’elle songe à ce qui viens de ce passer. Après un petit moment, elle se lève, vient vers moi, pour me saluer et me serrer la main me disant qu’elle va rejoindre sa mère. Je lui propose de nouveau, de s’asseoir avec moi cinq minutes, ce qu’elle fait, ça bout encore en moi, tout un mélange d’émotion, j’ai essayé de garder mon calme mais les larmes montent, je lui expose ma pensée, ce message qui résonne en moi : « ÉCOUTE TON COEUR peu importe ce que tu vis, tu te sentiras bien dans ce que ton coeur te dit. Les autres sont là pour t’aider mais seule toi peut prendre la décision, les autres peuvent que te guider, mais c’est ton coeur que tu dois écouter ». Je vais mieux du coup, je vois qu’elle hésite à me dire ce qui se passe, mais c’est sa vie, son secret. Elle me salue de nouveau me disant que je lui ai remonté le moral, un sentiment de gratitude s’empare de moi. J’ai laissé la Vie, Dieu, la Bonté, l’Amour agir à travers moi, et je suis content d’avoir pu aider une personne à se sentir mieux et moins seul.

Ce jour là, il y a eu plusieurs rencontres inattendues, moi avec cette femme, moi avec la Vie au travers du message à transmettre, la femme avec la Vie à travers le message qu’elle a reçu.

Ce jour là, la synchronicité dans un enchaînement de choix guidé, mon réveil tardif, le départ, l’arrêt non fait au point retour.

Publié par

Tony

Autodidacte dans le développement web, j'ai depuis le mois d'avril 2015 commencé mon développement personnel, à la suite de mes recherches, lecture, séminaire, Dieu change ma vie est née.

3 réflexions au sujet de « Une rencontre inattendue – la synchronicité »

  1. Superbe article Tony …Comme toi , je suis un gros fan de « conversation avec Dieu  » lu , relu et relu…!! Une grande source d’inspiration qui soutient notre relation avec notre Soi Divin…Une œuvre qui « casse » les vieux conditionnements liés aux religions , et toutes ces peurs véhiculées par celles-ci… Le passage du Maître de Neale m’a aussi inspiré un jour : Je vais au boulot en vélo et je passe tous les jours devant un clochard (qui ne fait pas la mendicité d’ailleurs ..) il dort dehors….J’ai eu cette pensée , « lui c’est moi » , je me suis arrêté et je lui donné un petit billet , il m’a dit « c’est trop pourquoi ? » je lui est montré le Ciel pour lui signifier que cela venait d’en Haut…..Depuis je m’arrête régulièrement pour lui glisser un billet …Cela lui fait du bien et je sais qu’en définitif cela me fait du bien à moi….!!!! Quel chanceux je suis…!!! Merci .Gratitude …Bless

    1. Salut Christian, oui ce passage a bouleversé, transformé ma timidité, je n’ai plus peur d’aller vers les autres, de partager ma vie et la leur. Rien que d’en parler me bouleverse au plus profond de mon être, mon Soi Divin. Je remercie Dieu, de m’avoir montré l’autre que je suis, cela fait tellement de bien de pensé qu’on est une partie d’un tout avec l’autre, qu’on est tous unis, et que l’harmonie ne tiens qu’au geste que l’on fais tous les jours.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.